Jacob seul

de Jean Louvet


Pendant toute une nuit, dans une maison isolée, seul parmi ses appareils scientifiques -  de la "haute technologie" - en panne, Jacob parle avec quelqu'un qui rôde au-delà de la clôture, à l'orée de la forêt toute proche.

Dessin sur l'invitation lors de la représentation à Bois-Du-LucÀ l'instar des premiers hommes et de leur innocence, il veut réapprendre à vivre en appréhendant d'abord la nature : animaux, arbres, astres... Mais, comme le dit le proverbe, sans hommes, même le paradis est inhabitable. Jacob va donc réinventer les mots et les gestes pour dire son ambigü désir de l'Autre.

Il poussera la situation (le jeu ?) jusqu'au paroxysme : si l'homme ne se montre pas, il le tuera. Coups de feu symboliques dans le miroir de ses propres peurs, réelles ou simulées. Dans l'imagination de Jacob, ce "rôdeur" prend tout à la fois des allures de marin égaré, de voyou, de roi... Petit à petit, il modifiera cependant les rôles et imaginera un voyage à deux dans l'utopie, le temps de se donner le sentiment d'exister encore.


Extrait

Quelques éclairs et images apparaissent sur les écrans puis plus rien.


Le labo est éteint et la vallée s'endort
Qu'est-ce qui tombe du ciel
depuis des jours
tout colle
les mains
les voitures les fraisiers
La nuit passée
je me suis réveillé
ça tombait doucement comme une colle sur tout
tout collait et suait autour de moi
je me suis passé les mains entre les cuisses
ça sentait bon
j'arrivais encore à sentir quelque chose
je me suis dit que tout n'était peut-être pas perdu

(De dessous la table, il sort une valise où il tire une couronne rudimentaire et une épée de bois. Il met la couronne sur la tête et crie)

Jean Louvet dans le rôle de JacobLa forêt était bleue de neige et de glace
les loups et les aurochs surgissaient de partout
comment avons-nous fait pour survivre
Cent mille troncs sans écorce nus
dévalent du ciel, des montagnes et
nous marchedansons
N'aie pas peur l'étranger
mes bras couverts de plumes s'élèvent
il est minuit dans le vent

(un oiseau chante)

Toute la gaîeté de vivre dans ce chant d'oiseau
j'avais oublié

N'oublie pas
Je suis sûr que l'eau
l'eau que tu vois des ruisseaux les plus infimes anonymes
elle
coulera toujours
quoi qu'il arrive
même si tu n'entends plus le chant de l'oiseau


Commentaires
Personnages
Jean Louvet
Pierre Louvet
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Jacob
animation de la marionnette


Mise en scène

Son, images, composition

Affiche

Décor, marionnettes, éclairages

Régie et costumes

Accessoires

Photographie

Animations scolaires

Livret

Création

Pierre et Jean Louvet



Un goût de menthe poivrée
Pierre Harmignies - N°17. Prêtre
La farce du sous marin
Ma nuit est plus profonde que la tienne
Madame Parfondry est revenue
L'Annonce faite à Benoît
La nuit de Courcelles
Le Sabre de Tolède
Un homme de compagnie
Jacob seul
L'aménagement
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À bientôt, Monsieur Lang
Mort et résurrection du citoyen Julien T
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Le Train du bon Dieu